‹ Essai sur Tite Live (volume 2)Chapitre 21 sur 112 · TiteUve, V1I · texte numérisé non relu

TiteUve, V1I

mais flatteur avec préméditation et par intérêt, comme Denys. Il laisse le Grec fonder Rome avec une colonie de gens de bien, et avoue que l’asile fit le peuple. Entre deux récits, il ne choisit point partout le plus honorable, mais le plus vraisemblable; et par exemple, le maître de la cavalerie. Fabius, ayant combattu contre les Samnites, il ne lui accorde qu’une seule victoire, contre plusieurs auteurs qui en rapportaient deux. Il se défie beaucoup de Valérius Antias, qui exagère le nombre des ennemis morts ou pris. Il choisit souvent le plus petit nombre, et, dans les temps trop anciens, il n’ose le marquer. En plusieurs endroits, il raconte librement les défaites et les cruautés de Rome*. Quelque temps après la fuite des Tarquins, l’armée avait été battue par les Aurunces, et l’un des deux consuls laissé pour mort. « L’année suivante, dit-il, on revint avec plus de colère et aussi avec des forces plus grandes contre Pométia; et comme, après avoir refait les mantelets et autres ouvrages de guerre, le soldat était sur le point d’escalader les murailles, la ville se rendit; mais, quoi(iu’clle eût capitulé, elle fut traitée aussi cruellement que si on l’eût prise d’assaut. Les principaux Aurunces, sans distinction, furent frappés de la hache, les autres

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