‹ Essai sur Tite Live (volume 2)Chapitre 98 sur 112 · Corneille, les Horaces · texte numérisé non relu

Corneille, les Horaces

Quand il faut que l’un meure et par la main de l’autre,

C’eat un raisonnement bien mauvais que le vétre<

A une poignée de soldats entourés par une multitude d’ennemis dans une vallée qu’enferment une forêt et des montagnes, que laisse-tr-elle, sinon la mort? Ce qui importe, c’est de décider si, offrant leurs corps comme des troupeaux, ils se laisseront égorger sans vengeance, ou si, au lieu de souffrir et d’attendre l’événement, tournant toute leur âme â l’attaque, combattant et osant tout, couverts du sang des ennemis, ils tomberont parmi les armes et les corps amoncelés de leurs ennemis expirants’.» C’est Tite Live qui en ce moment exhorte scs braves ; il en était digne, et il fallait son grand cœur pour trouver CCS généreux accents ; mais Gracchus n’avait pas le loisir d’être aussi éloquent que lui*.

Après le danger d’être trop orateur, le plus grand inconvénient pour l’orateur est de n’avoir pas d’auditoire. Celui de Tite Live est fictif comme ses discours. Assis dans sa bibliothèque, il oublie qu’il doit être à la tribune, dans un camp, ou sur un champ de bataille. Il n’entend

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