Nicbuhr, t. 111, p. 151; t. IV, p
LA CRITIQUE CHEZ LES MODERNES. 117 Parcourez les oxplicalions qu'il accumule sur les nexi, sur les (inauccs de Home, sur Ui population, sur les terres et les dettes, sur les municipes et les colonies, sur les changements de la légion ; dans l'économie polilique,dans le droit public ou privé, dans les inslilulions d'argent ou de guerre, il n'est aucun point qu'il n'éclaircisse. Déjà, il est vrai, le lecteur se perd dans la multitude des suppositions. Niebuhr corrige Tite Livc comme si aujourd'hui il avait sous les yeux les grandes Annales, devine sur un manuscrit demi-brûlé' les traces d'une conspiration des Patres minores contre les majores, exagère partout la manie des conjectures, i)hilologue et légiste intraitable, les yeux fixés sur les textes avec tant d'obstination et d'imagination qu'il finit par y lire ce qui n'y est plus, tandis que le lecteur, nové dans les doutes, arrive à peine à bord, ne sachant plus s'il est dans le roman ou dans l'histoire, sauvant à peine quelques grandes vérités parmi les vraisemblances qui ont glissé entre ses mains.
Faut-il entrer maintenant dans le détail infini d es recherches que Niebuhr amasse sur les guerres (le Rome? Qu'il suffise de dire que le premier il explique comment l'alliance conclue par Sp Cassius avec les Latins et les Herniques doubla le ;