‹ Essai sur Tite Live (volume 5)Chapitre 16 sur 105 · Laclimann, passim · texte numérisé non relu

Laclimann, passim

sur un sGuI fait. Quand, plus tard, il rencontre Polybo, si savant, si soigneux, qu'il consulte cl estime selon son mérilo, il lui joint encore les contemporains, Fabius Picior, Cincius et d'autres, sans dédaigner même Val. Antias qu'il méprise avec raison. Parmi les phrases régulières du récit, tout à coup éclate une description brillanle, comme la prise de Sagonic; une narration élo(|uenlc, comme la bataille de Trasimène. C'est que le Grec politique et raisonneur vient d'être abandonné, et que Tite Live, creusant autour de lui, a retiré d'entre les monuments quelque riche peinture enfouie. Ailleurs % trouvant du premier coup le récit pittoresque, il le suit jusqu'au Ixiul, l'animant encore, sans plus penser au reste, et content d'une telle rencontre. Mais la page achevée, il aperçoit, à. côté de lui, sur sa table, les autres annalistes qu'il a laissés là; il s'arréle et met leurs versions diverses dans le chapiire qui suit. Il a donc lu beaucoup d'auteurs, plusieurs à la fois, et avec grand soin. C'est assez, sinon pour un critique, savant insatiable, du moins Itour un honnèlc homme de toul point consciencieux.

ni. Dans celle lecture, il est impnriial aulant qu'un Romain peut Télre, toujours lier, mais ja-

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