‹ Essai sur Tite Live (volume 5)Chapitre 22 sur 105 · Tilc Live, I · texte numérisé non relu

Tilc Live, I

IQ CHAPITRE II.

d'un peuple barbare. Horace tue sa sœur; Mctlius est tiré par des chevaux et mis en pièces. On entend les formules minutieuses que prononçait dans les traités la cité superstitieuse et légiste. Du milieu des phrases polies s'élèvent des textes rudes et âpres, comme un vieux mur cyclopéen Llans une ville moderne. Tel est^> ce chant horrible » de lu loi :« Que les duuinvirs jugent le crime de « perduellion; s'il en appelle, qu'on débatte sur « l'appel; s'ils gagnent, qu'on lui voile la tête: « qu'on le suspende par une corde à l'arbre « malheureux; qu'on le balle de verges soit dans « le pomœrium, soit hors du pomœrium. » On créa par cette loi des duumvirs, qui, avec cette loi, n'auraient pas cru pouvoir absoudre même un innocent. Lorsqu'ils l'eurent condamné, l'un d'eux : « P. Horatius, je te déclare coupable de « perduellion : va, licteur, attache-lui les mains. » Alors Horace, de l'avis de Tullus, interprèle clément de la loi : « J'en appelle, » dil-il. Ainsi l'on débattit devant le peuple sur l'appel'. » Le discours perd vile celle brièveté saisissante; mais après les antithèses admirables et le plaidoyer trop parfait du vieil Horace, on retrouve les mœurs primitives. H semble qu'on voit ici le fragment d'un bas-relief antique : « Le père,

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