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complète et pure. Cluuiue année niainlonanl on voit le sénat, le jour où les consuls entrent en charge, se rassembler au Capitule, distribuer les cominandcnients contre Annibal, prescrire les sacrifices expiatoires, ordonner l'impôt, les levées, les approvisionnements, juger les réclamations des colonies et des municipos, envoyer des ambassades, pourvoir à la Sicile, à l'Espagne, à la Cisalpine, et régler toute la conduite de la guerre. Les événements sont plus pressés, les narrations plus courtes, les discours moins fréquents. On s'explique les mouvements compliqués de cette grande machine politique. On pénètre dans son intérieur, on compte ses rouages. Ici sont des restes de l'ancienne opposition des ordres. Quand les deux consuls sont plébéiens', les augures déclarent encore les présages contraires. Deux nouvelles classes se forment, les nobles et les citoyens sans ancêtres" ; Yarron est élu parce qu'il est homme nouveau. Cent détails jetés çà et là par lo mouvement du récit montrent la constitution elles sentimoiils de l'Italie. C'e4 une arm e de villes libres dont Home est le général. Sous sa suprématie, chacune se gouverne, lève, pour la cause commune, de l'argent et des hommes, et, quoi(pie dépciKhinle, garde chez