‹ Essai sur Tite Live (volume 5)Chapitre 48 sur 105 · Niebulir, l. 111, p · texte numérisé non relu

Niebulir, l. 111, p

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qu'elle revient du mont Sacré, chaque jour plus puissants parce qu'elle devient le peuple, et à la fin vrais chefs de lÊlat ; les dictateurs, magistrats latins, des longtemps établis à Lanuvium et à Tusculum ; les préleurs, déjà institués sous les rois, ayant la garde delà ville et le droit d'expédier les alTaires en leur absence '; les censeurs, d'abord tribuns militaires et simples inicndanis de la fortune publique, qui, du droit dinscrirc chaque citoyen dans sa classe, tirent celui d'inspecter les mœurs. H comprend que rien, dans les institutions humaines, n'est soudain; que, comme les choses naturelles, elles ont des commencements faibles ; que tout changement, étant grailuol et préparé, arrive, non par l'arbitraire des volontés, mais par la force des situations, qu'il faut donc lui trouver des origines obscures; que, par la môme raison, une institution ne reste jamais dans le même état ; que, sous les mômes noms, on trouve à chaque siècle des pouvoirs diirérenls ; qu'elle s'altère nécessairement et sans cesse, parce que l'homme n'est pas un seul instant le môme, et que l'histoire n'est que le récit d'un mouvement. Cette vue pénétrante de la nature humaine et cette connaissance inlinic des faits marquent, en Nicbuhr, le génie moderne.

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