‹ Essai sur Tite Live (volume 5)Chapitre 57 sur 105 · Tite Live, XXX · texte numérisé non relu

Tite Live, XXX

lliaginois, point crarméc nationale; ils n'ont (|uc des mercenaires, des Africains, des Numides, naturels si prompts à changer leur loi'. » Monlcsfjuieu n'a pas mieux dit. Je ne parle pas des explications que le récit porte en lui-même, et que l'historien n'a pas besoin de commenter au lecteur, j)ar exemple, des traits de constance et de magnanimité que lit Rome après Cannes; l'exposé nu des faits suffit là pour indiquer les forces des partis et l'issue de la lutte, et l'admiration du lecteur vaut un raisonnement. Peu importe sous quelle forme l'idée générale entre dans Tàmc, émotion ou formule abstraite. Il faut seulement que les faits épars se groupent sous leur cause unique, que l'esprit sente ou voie leur lien, en un mot, qu'il comprenne. Comprendre des événements, c'est embrasser leur ensemble en saisissant leur loi. Si au bout du livre on admire la vertu de Rome, sa discipline, sa prudence croissante, on saura, qu'on l'exprime ou non, la raison de son succès.

Dans la guerre de Macédoine, Philippe, i)ar ses cruautés, concilia la Grèce aux Romains. Une fois (|u'ils eurent le pied dans le pays, les peuples incertains, moitié par gré, moitié par crainte, devinrent leurs alliés. « Dans l'assemblée des Éto-

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