‹ Essai sur Tite Live (volume 5)Chapitre 92 sur 105 · Corneille, les Uoraces · texte numérisé non relu

Corneille, les Uoraces

Quand il faut que l'un meure et par la main de l'autre, Q'est un raisonnement Lien mauvais que le vôtre.

A une poignée de soldats entourés par une multitude d'ennemis dans une vallée qu'enferment une forêt et des montagnes, <[ue laisse-l-ollo, sinon la mort? Ce qui importe, c'est de décider si, olTrant leurs corps connue des troupeaux, ihi se laisseront égorger sans vengeance, ou si, au lieu de souffrir et datlendre l'événement, tournant toute leur ànic à ralta(jue, comhatlant et osant loul, couverts du sang des ennemis, ils loiiilxM'oiil pai'mi ]os armes et les cor})s amoncelés de leurs ennemis expirants'.» C'est Tite Livc qui en ce moment exhorte ses braves; il en était digne, et il fallait son grand cœur pour trouver ces généreux accents ; mais Gracchus n'avait pas le loisir d'être aussi éloquent que lui-.

Après le danger d'être trop orateur, le }iln;', grand inconvénient pour l'orateur est de n'avoir jias d'auditoire. Celui de Tite Vwa est fiel if connue ses discours. Assis dans sa l)ibliothèt[ue, il oublie qu'il doit être à la tribune, dans un camp, ou sur un champ de bataille. Il n'entend

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