‹ Essai sur Tite-LiveChapitre 44 sur 95 · Tite Live, VI · texte numérisé non relu

Tite Live, VI

uerre es iteur Ote dire des ban: d’ be | agne etde Gaule? On marche sur des monceaux ‘ennemis, en aveugle, comme le soldat qui les

sinon, qu à ‘abrége et qu AE cesse d’énumérer des | 44 faits qu il n'entend pas. Quand on raconte toutes les prises: de villes, toutes les marches, toutes les bi tailles, on est tenu de les comprendre. C est fausser les événements que de changer en jeux du hasard les calculs de la réflexion. Ici, comme ailleurs, les faits ne valent que par la pensée qu'ils révèlent, et c'est leur ôter l’âme que d’omettre leurs raisons. Tite Live eût-il pu les con- M naître, lui qui S inquiète si peu de la géographie, et ne décrit pas une seule fois les pays où il poonant la AE il ee touché que pubs

sit ; “ ?

niles effets. Comment le ferait-il, étant aussi peu

avoir lu Tite Live, il reste à “étudier chez Jui et.

con ditions des traités, sansen réel cher les oi. È

politique que tacticien, aussi peu attentif à la constitution des États qu’à la géographie des pays? À plus forte raison, il n’a pas expliqué les changements qu’il n'a pas rapportés. Lorsqu’ il s’agit de droit, de littérature, de science, de commerce, d'industrie, de mœurs domestiques, les lois chez lui comme les faits. manquent. Et pour- . tant tout contribue à chaque événement; chacun d'eux tient aux autres par cent mille chaînes invisibles ; pour le comprendre, il faut voir agir.

toutes ces causes éparses, ouvriers innombras a

bles, qui travaillent sourdement et tissent la trame infinie de l’histoire. La vérité est qu’ après ; ie

ailleurs le climat, le sol, les institutions, le Ho à de conduite des différents peuples, et bien d’au-

‘tres. choses; on connaît par ses discours Ceres: tee

{ains ihléréts et certaines passions dominantes, mais rien de plus, et l’on juge l’auteur plus admirable qu’instructif. S'il raisonne, c’est par 14 un bonheur oratoire, quand son personnage Les nn étre meilleur politique et capitaine que lui même. Il y a, pour un historien, un moyen certain d’omettre des causes : c’est d'attendre que. sur son passage un personnage orateur se e rencontre pour les exposer. *

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