‹ Essai sur une nouvelle préparation d'opiumChapitre 20 sur 46 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

(Due à l’obligeance de M. le docteur Rimbaud, chef de clinique.) Mélitococcie / M. M... femme. 28 ans. Sans profession, Antécédents héréditaires : Rien à signaler.

Antécédents personnels : Fièvre typhoïde il y a 6 ans, au cours de laquelle, apparut une violente hémorragie intestinale.

Histoire de la maladie : Madame M... se plaignait depuis un mois de céphalées tenaces. En même temps, on observe de l’anorexie et queiques vomissements. Il y a aussi de l’amaigrissement. Les céphalées sont extrêmement violentes et se renouvellent tous les jours. Elles sont souvent la cause d’insomnie.

Tous les anti-névralgiques essayés ont été inefficaces. La malade est pâle. Son facies angoissé. A l'interrogatoire, elle n’accuse que l’intensité de ses douleurs de tête, de l’inappétence et des nausées; Pas de toux, ni d’expectoration.

A d'examen, rien dans les divers appareils.

Température 38°. Pouls, 100.

Urines : ni sucre, ni albumine.

La malade est mise au repos au lit ; comme alimentation, lait, œufs, purées. Comme traitement : Arséol. |

Deux jours après. même état, mêmes céphalées, mêmes vomissements.

L’Arséol est mal supporté. On prescrit le Pantopon.

La céphalée est calmée, l’alimentation meilleure ; la malade accuse une légère douleur du cou de pied droit ; elle se plaint de sueurs abondantes. Nous pensons alors à la mélitococcie. En effet : séro de Wright

Le mieux persiste, plus de maux de tête. Etat général meilleur. Quelques douleurs dans les genoux et les épaules, que calment les comprimés de Pantopon. Il y a ensuite de la constipation qui cède au traitement. L'amélioration va toujours se poursuivant ; la malade peut même se lever quelques heures et prendre à table, un petit repas. Cependant quelque temps après, les troubles s’accentuèrent, l'état général devint très

mauvais et la malade suecomba avec des accidents cardiaques.

De | Quoiqu'il en soit, cette observation montre bien la supériorité du Pantopon, sur les autres analgésiques, puisque, dernier semployé, il a réussi, là où tous les anti-névralgiques habituels avaient échoué.

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