CONCLUSIONS
De toutes les observations que nous avons recueillies, nous pouvons tirer des conclusions qui confirment et qui complètent même, sur certains points, les nombreux travaux scientifiques publiés sur le pantopon. :
À. — Au point de vue des résultats, nous devons insister tout particulièrement sur cinq points ;
1° Tout d’abord, le pantopon ne provoque pas de vomis. sements ; il suffit, pour s’en convaincre, de se reporter aux observations. Jamais, en effet, il n’y a eu ni nausées, ni vomissements ; bien au contraire, des personnes chez lesquelles la morphine provoquait des vertiges et. des vomissements, n’ont manifesté aucun de ces signes chaque fois qu’on les a traitées avec le pantopon. (Observations IIT, XXIV, XXV). >
2° D'autre part, nous n’avons jamais observé de cas d’intolérance au pantopen, alors que chez ces mêmes malades, la morphine provoquait l’apparition de phénomènes nerveux, d'intoxication, etc.
3° Jamais, non plus, nous n’avons noté cet état d’euphorie qui suit l’injection de morphine, ni cette sensation de dépression et d’hébétude qui s’observe parfois au réveil, ehez des malades dont le sommeil à été obtenu grâce à la
morphine.
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En outre, nos malades n’ont jamais présenté la moindre accoutumance (observations XIII, XIX, XXIV); si quelques uns réclamaient leur injection, c’est bien parce qu'ils savaient trouver le repos uniquement avec et var elle ; mais jamais il n’a fallu augmenter les doses par suite d’accoutumance. Cete absence d’accoutumance est un ües granas avantages du pantopon ; c’est ce iqui permet son emploi prolongé. De plus, en ne provoquant pas cette sensation d’euphorie que donne la morphine et qui peut être cause de funestes habitudes, ce médicament peut être utilise sans crainte.
9° Enfin, avantage pratique, la signification du mot. « pantopon » est inconnue du public ; tel malade -chez qui le mot seul de morphine provoque de l’appréhension, ou même fait entrevoir un pronostic grave, acceptera sans difficulté de se laisser traiter par le pantopon ; c’est un avantage appréciable dont il faut tenir compte.
B. Au point de vue des mdications, nous pouvons conciure que les indications thérapeutiques du pantopon sont les mêmes que celles de l’opium ou des alcaloïdes.
Nous basant uniquement sur les observations qui précèdent, nous lui reconnaîtrons
1° Action sédative : Le pantopon à réussi là où beaucoup d’autres sédatifs avaient échoué (observations IV, XXIV) et au Sanatorium « Bon Accueil » où, du reste, la morphine n’est plus que très rarement employée, M. le professeur Gaussel à réussi parfaitement à calmer la toux de ses malades avec le pantopon. « Le pantopon, dit-1l (1), est un calmant de la toux au même titre que les
(1) In: Montpellier Médical, n° 6, 11 février 1912.
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autrés oplacés et j’ai pu, avec ce médicament, combattre avec succès ce symptôme chez de nombreux malades ».
2° Action eupnéique : Chez des tuberculeux avancés, présentant une où plusieurs fois par jour des crises dysp-
néiques avec cyanose des extrémités, menaces d’asphyxie, etc., les injections de pantopon ont pu faire cesser dans d? cute conditions, les crises de dyspnée.
3° Action hypnotique : Les observations VIII, IX et XVIII, démontrent pleinément que le pantopon réussit parfaitement à calmer les insomnies, le délire, les hyperesthésies nerveuses, etc.
4 Action analgésique : Cétte action est manifeste, et nous avons vu, dans de nombreuses observations : III, IV, XXVIII, XXX, XXXII, que le pantopon a réussi quelquefois là où d’autres analgésiques avaient échoué, tout particulièrement dans les cas de douleurs dues à des coliques hépatiques, néphrétiques, dans les cancers, la tuberculose, les névralgies de toute nature qui ont été merveïlleuseement apaisées par le pantopon, soit en comprimés, soit en sirop, soit em injections.
Nous n’avons pas à insister ici sur les autres indications thérapeutiques du pantopon, ce serait sortir de- notre sujet ; mais nous pouvons faire remarquer que ce produit jouit de toutes les propriétés de l’opium, de la morphine et de leurs dérivés et peut être substitué, avec profit, à ces divers médicaments dont il a les avantages sans avoir les inconvénients.
‘En effet, le pantopon est « un » toujours identique à lui-même, ear sa compositoin est stable et constante ; c’est ce qui assure sa supériorité sur l’opium et les préparations opiacées habituelles dont l’origine, la teneur en principes actifs et la composition sont inconstantes, ce qui explique
LE ME QUO contraire,