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Le sujet à jeun depuis la veille est placé devant l'écran, face à l'observateur. Il avale la pilule de bismuth. Aussitôt on la voit traverser l’œsophage, s’arrêter un moment au cardia,le franchir, et tomber en un point où elle subit un arrêt prolongé.
Ce point, véritable éperon stomacal, correspond à l'extrémité inférieure de la zone claire citée plus haut, et divise l'estomac en deux segments (1).
À noter en passant, la grosse erreurqui serait com- mise, en prenant ce point pour le point le plus déclive de la cavité gastrique.
Mais continuons notre examen.
Au bout d'un temps souvent assez long, jusqu'à quatre à six minutes, la pilule continue sa descente, el arrive enfin en un second point, où elle s'arrète, ei qui se trouve êire le point le plus déclive.
À chaque position de la pilule on a déplacé lam-
!. Pour Guillon, cet éperon n'existe pas, et voici comment il explique l’arrêt de la pilule de bismuth :
Normalement, le premier segment est distendu par les gaz et n'offre aucun obstacle à la descente de la pilule. Au contraire, les deux bords de l'estomac sont au-dessous, en contact, la cavité étant à cet endroit virtuelle. Il faut donc attendre un certain temps, avant que la pilule, par son propre poids, ne s'insinue entre les deux feuillets en les décollant, [1 nous semble pourtant qu’il doit au moins exister à la partie inférieure de la chambre à air, une certaine dépression, car, si l'on fait ingérer un peu de lait de bismuth, il arrive souvent, que quelques gouttes y demeurent retenues un moment tandis que le reste tombe d'emblée au fond de la
cavité gastrique,