‹ Essais cliniques de radioscopie gastriqueChapitre 41 sur 43 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — A l’état normal, l’estomac observé au moyen de la radioscopie a la forme d’un tube coudé inférieurement à angle droit. Il peut se décomposer en trois segments : un supérieur ou chambre à air ; un moyen, le corps; et un inférieur ou région juxtapylorique. Cette dernière portion, plus ou moins recourbée en crochet, est située à angle droit des deux premières. Le point le plus déclive est ordinairement : sur la région juxtapylorique, et à la hauteur de l’ombilic.

L’estomac, vu aux rayons X, diffère de celui que nous montre la clinique, au point de vue de sa forme et de ses dimensions, parce que les moyens d’explorations diffèrent : les uns examinant le malade debout, les autres, couché.

Il. — A l'état de vacuité, les parois stomacales sont accolées, sauf à la région supérieure qui est distendue par les gaz.

IL. — A l'état normal, 50 centimètres cubes de lait bismuthé suffisent pour remplir un estomae, sauf la chambre à air, où s'accumulent les gaz. En augmentant la dose, l’estomac normal adapte constammenti ses parois à son contenu.

Le passage de l’état de vacuité à celui de réplétion est sans action sur la situation de la limite inférieure.

IV. — L’estomac dilaté est, en radioscopie, celui dont le remplissage n’est pas normal. L'adaptation des parois au contenu n'existe plus. L'observation du mode de remplissage nous permet de porter un diagnostic précis de la dilatation de l’organe, et nous donne les éléments du pronostic.

V. — Chez toutes les femmes, présentant les signes cliniques ordinaires de la dilatation par insuffisance de motricité stomacale, — type que l’on peut appeler dilatation atonique neurasthénique, syndrome présentant, en plus des signes physiques ordinaires de la ptose, des phénomènes généraux nombreux (vertige, asthénie, tachycardie, palpitations, faiblesse de la pression artérielle, etc.), signes dus à un trouble d’'innervation centralé, et augmentés par l’état d’inanition auquel se condamnent ces malades — on trouve, à la radioscopie, une dilatation plus ou moiïns accentuée, toujours liée à une ptose considérable de lorgane. |

Chez l’homme, au contraire, le type le plus fréquemment observé est la dilatation à forme arthritique, avec phénomènes congestifs et symptômes

hépatiques.

La dilatation est plutôt due, chez l’homme, à l'excès de travail qu’il demande à son estomac, et la ptose y est rare.

VI. — La pelote hypsogastrique pneumatique, destinée à entrer dans le bas-ventre, comme un coin, ajoutée à un bon moyen de contention, remonte la masse intestinale et l'estomac chez les ptosiques,-et facilite l'évacuation du contenu gastrique dans l’intestin, ainsi que l’on peut le constater à tout coup,

par la radioscopie.

Vu: le Président de la thèse BRISSAUD

Vu le Doyen :

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