Annison. Abdominalis viscera 2r Man. Jof. Anat
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La principale critique à adresser à ces proeédés, réside dans la différence qui existe entre un estomac vivant et fonctionnant, et l'estomac atone et plus ou moins rétracté du cadavre. Aussi les délaissa-t-on bientôt pour d’autres plus exacts sur le vivant. Tous les moyens d'exploration furent, tour à tour, mis en usage.
Leube et Boas (1) employèrent la palpation combinée à l'introduction d’une sonde jusqu’à la grande courbure.
Cette sonde, en formant un relief, permettait à la main de l'explorateur de trouver quelques repères,
Cette méthode, perfectionnée par Kahn, a l'inconvénient de ne donner à la main exploratrice que peu de relief, et de n’être pas toujours supportée par le sujet. |
Le procédé de M. A. Capua Guiffré consiste à ren-
dre perceptible, après ingestion de 100 centimètres cubes d’éau, grâce à la position déelive, 16 bruit de clapotage qui n’existe pas normaléementchez l’hotme sain. Mais là position déclivé ne modifie-t:elle pas Ja forme et la situation de l'estomac ?
La pércussion simple 4 servi, et sert encoré de môde d’éxplôration le plüs employé dans la pratique courante. Nous verrons qu'elle est très souvent uñe sourcé d'érreurs grossières : Car il est très difficile, même à üné Greille éxercée, de distinguer la diffé-
1. Boas, Gazette des Hôpitaux. Revue générale. Sténoses pyloriqués. Thaon, 1902, no 139.
rence dé timbre des sonorités gastriques et intestinales.
Pour y remédier Fénwick en Angleterre, Frerichs et Mannkopf en Allemagne, remplissént d’air l’estomac. On peut obtenir cé résultat, soit à l’aide de là bouche, soit avec une soufflerie de Richardson ou celle du thermocautère (Guinard) ; soit à l’aide de poudres gazogènes.
Comment arrèter à temps la dilatation de l’organe, et ne pas dépasser ses limites normales ? Le gastrovolumètré (mayenvolumeler) de Jaworski permet de ne pas dépasser cetté mesure: Mais pour les ralsons citées plus haut, l’exploralion par la percussion n’en rêste pas moins très difficile.
Quierolo et Landi remplacèrent alors le milieu gazeux par un ballonnét rempli d'eau communiquant à l'extérieur avec un appateil énrégistreur. Cet appareil montre les vibrations imprimées par la percussion stomacale exclusive, à son contenu liquide ; méthodé beaucoup plus précise, maïs qui a toujour“ l'inconvénient d’être souvent mal supportée.
La percussion et l’auscultation phonendoscopiques sérvirent à Bianchi et Comte (1) sans grands résultats. |
La gastrodiaphanie, ou éclairage d’un estomac renfermant 500 à 1.000 centimètres-cubes d'eau, par -uné petite lämpe incandescente qu'on y fait pénétrer
1. B. er C. Arch. de Physiol. norm. et pathol. 1897 -p. 891. sq. à
au moyen d’une sonde (1), fit faire un grand pas à la science, sans toutefois arriver encore à la vérité.
En effet, les rayons lumineux, d’ailleurs réfractés plus ou moins par la couche adipeuse, ne peuvent traverser le foie qui s’interpose ; ou, si avec Meltzing (1894), on cherche à repérer les parois stomaca“ les, en déplaçant la source lumineuse, on est trompé par la diffusion des rayons dans les anses intestinales et le côlon transverse.
Tout compte fait, il nous restait seulement un moyen d'investigation, bien fugace il est vrai, encore que peut-être, les résultats en fussent faussés par la position du sujet, la narcose, le déplacement des organes voisins, je veux parler des laparotomies, quand eu lieu la découverte des rayons X.
Il n’entre pas dans notre sujet, de faire l’apologie de cette méthode, ni de rejeter toutes les autres qui rendent aussi leurs services, bien que souvent, elles puissent donner des résultats contradictoires. Nous ferons toutefois constater tous les bénéfices que l’on peut attendre d’un moyen d'exploration, qui, effectué sur le vivant, sans toucher, et par conséquent sans modifier son estomac, peut se pratiquer dans toutes les positions, et principalement dans la station verticale.
Bien qu’il soit fréquent, que sans aucun artifice de préparation, l'estomac se révèle sur l'écran, sous forme d’une zone claire, limitée par les ombres voi-
qe Mirior, 1867. Lazarowiren, 1889.
den fe
sines, pour en faciliter l’image radioscopique, et - faire varier les conditions de l'examen, on a recours à deux procédés différents.
Le premier consiste à rendre les contours seuls plus apparents, en diminuant, au moyen d’insufflations gazeuses, l’opacité gastriqué. Procédé de MM. Lévy, Dubois-Reymond, Rosenfeld, et surtout Destot (1902) de Lyon, qui montra tous les avantages de cette méthode. |
Le second, que nous avons seulement employé, cherche, au contraire, par l'introduction de substances denses dans l’estomac, à augmenter l’opacité de l’organe tout entier.
Wegele (1896) et Lindermann (1897), se servirent
au début de sondes avec mandrin métallique. Puis Rosenfeld, en 1897, reprenant l’idée de Leube, remplit cette sonde de grenaille de plomb.
- Il faut arriver à Williams, en 1898, pour voir employer le sous-nitrate de bismuth. C’est lui,en effet, qui le premier eut l'idée de mélanger du sous-nitrate de bismuth à une bouillie alimentaire, pour suivre le cours de la digestion chez les enfants. Le même procédé était, presque en même temps, utilisé par Cannon en Amérique, et par Roux et Baltazard en France, sur l’homme et sur les animaux.
Les petites doses, jusqu'alors en usage, furent, sans inconvénient décuplées par Rieder (40 à 50 grammes dans une bouillie).
Elles lui permirent d’avoir des radiographies totales de l’estomac. Grâce à cette méthode, Holzknecht,