‹ Essais de critique générale (volume 3)Chapitre 113 sur 278 · AUTRES CAS DR VERTIGE · texte numérisé non relu

AUTRES CAS DR VERTIGE

nominale? Au contraire, quand j'expose la série des faits de vertige, et des actes qui dépendent de Vimaginalion et de la passion, dans les déterminations de con* science, j'établis des classes et j'énonce des lois dont l'application se fait aisément à ceux des rapports entre magnétiseur et magnétisé que l'on peut regarder comme vraiment constatés. Je ne nie point les rapports physiques, mais je n'en vois pas de particuliers, et je n'ai rien à dire des rapportis généraux de cet ordre qui, là comme partout, sont ime condition préalable des rapports de pensée. Ces derniers et leurs conséquences m'occupent exclusivement.

Cela posé , le sommeil magnétique se produit à la suite de telles ou telles pratiques, sur un sujet présent ou du moins averti, prévenu, avec ou sans volonté de la part de l'opérateur, pourvu que le sujet soit dans l'attente, et livré aux représentations Imaginatives et passionnelles qui accompagnent l'attente en un cas donné. Il a été prouvé par le fait que le sujet prévenu pouvait s'endormir indépendamment du magnétiseur, à l'heure même où il se croit sous l'influence, et cela, soit en l'absence de ce magnétiseur occupé à d'autres objets, soit en sa présence et contre sa volonté (non manifestée par des signes extérieurs). Mais on n'a jamais établi publiquement, et avec les précautions nécessaires dans ce genre d'expériences, que l'action magnétique se produit, à distance ou non, à un moment où le sujet n'est averti et n'a pu l'être par aucun signe quelconque. Le jour où ce dernier fait deviendrait irrécusable, on en conclurait justement à une communication de pen-

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