G68 FORCE PLASTIQUE DE LÀ CONSCIENCE LIBRE
organes succèdent aux fondions des organes délruils, si)it pour la continuation, soit pour le retour des phénomènes de conscience en la même unité que cimente la mémoire, sans intervalle aucun, ou après des intervalles quelconques. Mais ce n'est pas tout. Nous savons que chaque organisme fonctionne, et même se développe, se forme dans une certaine dépendance des phénomènes moraux. Les traces que les idées, les affections, les passions impriment sur le corps, et qui par rhabitude s'approfondissent et s*invétèrent , sont ou peuvent être d'abord, en plusieurs cas d'importance majeure, sous la loi d'une conscience automotive, en? suite deviennent des faits naturels et de moins en moins révocables. Ainsi la plastodynamie de l'individu vivant prend une direction et détermine des formes, non plus seulement spontanément, non sous l'empire des instincts, mais par suite et à cause de l'avènement à la vie . personnelle, à la vie de la liberté. Ces formes, pour ainsi dire émanées de la pensée, la traduisent, la symbolisent sous les modes propres du monde externe, harmonique avec elle, passent dans la nature, et tendent à s y fixer si d'autres causes ne les en arrachent. Il n'y a pas loin de ces lois, dont l'observation fournit les éléments, jusqu'à celle que nous formulerions en admettant que l'organisme futur de la personne, étroitement lié à l'organisme présent, quel que puisse être le genre de ce lien, dépend à son tour des déterminations de la vie morale; ou, plus généralement, que celles-ci, exerçant déjà des vertus plastiques à l'égard du corps actuel, en possèdent encore de plus éminentes qui re-