Que sa gauche 60ît soQs ma tète, Que sa droite m'enlace
4. Je TOUS en conjure, filles de Jérusalem, Pourquoi exciter, pourquoi provoquer l'amour. Ayant que le cœur y incline?
Nous pensons avec M. Hoekstra que ce changement dans la forme de la conjuration, qui devient ici une interrogation triomphante, doit indiquer la victoire remportée par laSulamite. Ce n'est plus une supplication qu'elle prononce, c'est une moralité qu'elle tire.
Scène V. — Nous voici de retour dans le pays de Sunem. La jeune fille a retrouvé son fiancé et revient appuyée sur son bras. Le chœur de ses compatriotes annonce son arrivée, comme celui des habitants de Jérusalem avait chanté son entrée dans la capitale (m, 6). Mais la description est naturellement bien plus courte,
GHQBUR DES SULÂMITSS.
YIU, 5. Quelle est celle-ci qui vient de la plaine, S'appuyant sur son bien-aimé?
La Sulamite chante alors un dernier solo qui contient la pensée du poème tout entier. Le véritable amour est plua fort qu« tout obetaole, c'aat un éclair de Dîsu^ il w
s'achète ni ne se vend. Ce chant s'adresse au fiancé que Ton sait près Ni'elle. Le pommier étant le symbole de l'amour vrai (comp. ii, 3, 5), la jeune fille lui rappelle qu'elle a conquis son cœur sous le pommier, c'est-à-dire sous lesauspices d'une affection sincère et mutuelle- De là sa fidélité inébranlable, de là sa force.
CHANT DE Lk SULAMITB.
vni, 5 b. Sous le pommier je t'ai acquis. Là t'a fiancé ta mère.
Là t'a flaucé celle qui t'a engendré.
6. Pose-moi comme un cachet sur ton cceur. Comme un cachet sur ton bras.
Car fort comme la mort est l'amour.
Ferme comme le scheôl est la chaude affection. Ses flammes sont des flammes de feu.
Des éclairs de Jéhoyah.
7. Des eaux puissantes ne Téteindraient pas» Et des fleuves ne la noieraient pas.
Quand un homme offrirait tout ce qu'il a peur l'amour, Il recevrait mépris sur mépris.
Les frères reparaissent encore une fois sur la scène et en rompent la mélodie -amoureuse avec la même brusquerie, la même originalité dont nous avons vu le premier écbantillon ii, 15. C'est une question indirecte qu'ils adressent h leur sœur, en déclarant ce qu'ils comptent faire d'une sœur plus jeune qu'ils ont encore. Si» lorsqu'elle sera en âge de se marier» sa vertu a résisté comme un mur aux séductions qui la pourront tenter, ils lui donneront de belles et riches parures. Si, au contraire, elle mène une conduite légère, comme une porte
qui cède au moindre choc, ils ne lui donneront que Tornement auquel une porte a droit» un pourtour de bois, c est-à-dire une parure peu précieuse. Ces rudes paroles, qui laissent entrevoir une grosse bonne humeur, contiennent aussi à leur manière la moralité du poëme. C'est le sentiment réfléchi de l'honneur des familles qui plaide la même thèse que V amour passionné.