Ma vigne, à moij est devant moi
Garde ton argent, Salomon,
Et laisse deux cents pièces aux gardiens.
Il y a quelque obscurité dans les derniers vers. Il semble pourtant bien que c'est un adieu ironique que la jeune fille lance de loin au roi Salomon. Il n'a tiré aucun profit de la vigne qu'il avait acquise, et iinéme il doit récompenser les gardiens à qui il l'avait confiée en leur laissant au moins le cinquième du revenu qu'il en espérait. La Sulamite, au contraire, a sa vigne, son amant, près d'elle, et n'a besoin de la confier k personne.
Son fiancé prend alors la parole, comme pour protester de sa confiance entière dans ses assurances de fidélité, n la prie de faire entendre, à lui et à ses amis, quelques-uns de ces cbants si dour, dont ils étaient privés par son absence.