‹ Essais de littérature anglaiseChapitre 49 sur 122 · Voir page · texte numérisé non relu

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MACBETH

nir1. Il se peut donc que Shakespeare ait trouvé le personnage de lady Macduff plus développé dans un drame antérieur : il est plus probable néanmoins que sa conception du caractère lui appartient en propre ; elle sort par contraste de lady Macbeth. Schiller a supprimé le personnage comme inutile et pour épargner au spectateur le spectacle d'une atrocité gratuite : c'était une erreur profonde. Il est bien vrai que lady Macduff ne traverse la scène qu'un instant, et pour périr ; c'est aussi un petit esprit et qui fait sourire au milieu de l'horreur, mais elle meurt sur un mot qui rachète toutes ses petitesses2! « Gorgé d'horreurs », cette horreur nouvelle soulage pourtant le spectateur, parce qu'il voit passer un éclair d'idéal à travers toutes ces scènes de sang. Lady Macduff console de lady Macbeth, et ce n'est pas sans cause que son nom revient, au moment de l'expiation, flotter, avec un accent d'angoisse, sur les lèvres de la grande criminelle3.

1. « Macbeth, luke wp (look up), and se fseej, Wncîj * yhon (ijori) sayle forsuth is he,

The Thayne off Fyfe, that thow has sowcht (sought)... Gyve (if) evyr thow sali fshall) hym se agayne He sali the'set in tyll [in] gretpayne...

Now wi!l I speke With thé na marc (no more), fayre ffarej on thiwaye, Owthirc (eiiher) wclle or ill ashappyne may. »

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