TOUILLER
minum ou terminent. Quant à ter ou tier, signalé en wallon par Diez comme une forme « abrégée » de tertre, c'est bel et bien une forme complète qui vient tenir compagnie au lucquois terme, donné par M. Meyer-Lùbke comme unique témoin du neutre latin termen.
Pour revenir à tertre, si l'on veut le tirer âe*termitem, il faut supposer qu'il a pris un r épenthétique très anciennement, car il est déjà tel quel dans Roland. J'y aurais moins de répugnance qu'à admettre le *tertinum de Darmesteter ou le * tertrum (du radical ter, de terra, et du suffixe trunï) suggéré par M. Kôrting, n° 8129 de son Lat.-rom. Worterbuch. On peut invoquer à l'appui les doubles, voire triples formes qu'offre le latin dans certains proparoxytons: culcita et culcitra ; vertagus, vertagrus et vertragus. De ces formes on peut rapprocher les doublets arbutum, *arbutrum et herpetem, *herpetrem x .