‹ Essais de philosophie et d'histoire de la biologieChapitre 21 sur 32 · GROUPE. — GLANDES A RÔLE DÉFENSIF · texte numérisé non relu

GROUPE. — GLANDES A RÔLE DÉFENSIF

!'• CLASSE. — Glandes protectrices d'oroanes ou de fonctions (glandes ayant surtout un rôle physique).

Glandes annexées :

10 Au revêtement cutané. 1. Glandes sébacées.

— — 2. — sudoripares.

2° A Tappareil auditif. 1. — cérumineuses .

— — 2. — de la muqueuse de la

trompe d*Eustache.

— — . 3. Cellules épithéliales de la strie

vasculaire du limaçon (organe producteur de Tendolymphe).

3» — gustatif.

40 A l'appareil olfactif. 1. Glandes de la muqueuse des

fosses nasales.

— — 2. — du sinus et des cel-

lules ethmoîdales.

5« — visuel. 1. Glandes de la conjonctive.

— — 2. — de Meibomius.

— — 3. — ciliaires.

— — 4. — de la caroncule lacry-

male.

A l'appareil visuel. 5. Glandes lacrymales.

— — 6. — de la muqueuse du

canal nasal.

— — 7. — des procès ciliaires(?).

— — 8. Cellules qui forment le rouge

rétinien.

6° Cellules glandulaires annexées aux appareils articulaires (sécrétion de la synovie).

Glandes annexées :

7° AFappareil respiratoire. 1 . Glandes de la muqueuse'laryngée.

— — 2. — — trachéale et

bronchique.

8« A l'axe cérébro-spinal (cellules qui sécrètent le liquide céphalo-rachidien).

2* GLASSB. — Glandes protbctrigbs de l'ohoanisue contre LUI-MÊME (glandes ayant un rôle chimique).

/ Fonction anti- 1 Formation de l'urée.

10 Glande J toxique perma-) — de l'acide urique. hépatique, j nentedufoie. ( — des phénol-sulfates.

( Rôle éventuel du foie sur les poisons.

2° Capsules surrénales.

3» Glande thyroïde.

4» — pitui taire.

A ces deux grands groupes, on peut en ajouter un troisième, purement provisoire d*ailleurs, pour comprendre les organes à fonction encore inconnue ou à peine connue, tels que le thymus, la glande carotidienne, les amygdales, les plaques de Peyer.

Telle est la classification que je vous présente . Tel est Tordre suivant lequel nous étudierons les glandes et leurs fonctions. Assurément, je ne vous donne pas cette division comme parfaite : les phénomènes naturels ne se laissent jamais enfermer

dans nos cadres toujours et nécessairement plus ou moins artificiels.

C'est ainsi, par exemple, que la troisième classe de notre groupe I pourrait, sans grands inconvénients, être transportée dans notre groupe II, puisque les glandes de cette classe, en éliminant des produits de déchet, dont beaucoup sont toxiques, servent à défendre l'organisme contre lui-même. Cependant ne semble-t-il pas à une analyse rigoureuse que la fonction de ces glandes a des rapports plus étroits avec celle des glandes nutritives en général et que leur rôle antitoxique n'est que médiat et indirect? D'autre part, nous nous trouvons plus d'une fois obligés, en vertu même des principes de notre classification, de placer la même glande dans plusieurs classes différentes. De là il résulte qu'en pratique nous serons forcés de temps en temps de scinder l'étude d'un même organe : le type de cet inconvénient est fourni par l'étude du foie. Mais est-ce là un grave défaut? Cet inconvénient ne résulte -t-il pas de la nature des faits eux-mêmes ? Qu'y a-t-il de commun entre la sécrétion de la bile et la formation de la glycose aux dépens de la matière glycogène ? et qu'y a-t-il encore de commun entre ces deux phénomènes et la formation de l'acide urique, toujours dans le même org-ane, phénomène grâce auquel l'ammoniaque se trouve entrer en une combinaison inoffensive pour l'organisme ? Il importe peu que tous ces phénomènes se passent

dans le même organe; nous avons affaire, en réalité, à des fonctions différentes. C'est donc la logique immanente des faits qui nous force à introduire des divisions systématiques dansTétude d'un même organe.

D'ailleurs, cette classification peut être perfectionnée. 11 est clair, par exemple, que, quand on connaîtra le mécanisme intime des actions qui se passent dans les cellules de la glande thyroïde et dans les éléments des glandes qui agissent d'une façon analogue, il y aura sans doute des divisions à introduire dans la seconde classe de notre groupe II ; nous sommes obligés aujourd'hui de placer dans un ordre arbitraire les organes qui font partie de cette classe.

Remarquez pourtant la souplesse de nos cadres. Si nous avions à entrer ici dans l'étude de la physiologie comparée pour elle-même, comme une foule de glandes, dont l'organisation et les fonctions sont si curieuses, les glandes à venin des Serpents, des Scorpions, des Salamandres, de certains Insectes, etc., les glandes qui sécrètent la cire chez les Insectes, le musc chez certains Mammifères, l'encre chez les Seiches, etc., prendraient aisément et naturellement place dans notre classification I La plupart entreraient dans le groupe II, car elles constituent des moyens de défense pour les organismes chez lesquels elles se trouvent, sécrétant des liquides dont l'action est nuisible pour d'autres ani-

maux. Que de points de vue intéressants seraient ici à considérer !

^^ Cette classification, fondée sur un principe essentiellement physiologique, nous fournit donc un ordre rationnel d'étude, en même temps qu'elle nous fait bien saisir la nature des organes à étudier.

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