‹ Essais dramatiquesChapitre 65 sur 74 · LES MÊMES, LE COMTE HATTO, PAYSANS ARMÉS · texte numérisé non relu

LES MÊMES, LE COMTE HATTO, PAYSANS ARMÉS

Courte lutte entre les brigands et les paysans. Ceux-ci l'emportent.

LE COMTE HATTO, à Jonas qu'il saisit à la gorge

Vil pendard, je t'arrête.

Comme il l'a mérité, mes enfants, qu'on le traite : Haut et court!

JONAS

Mais, Seigneur, je ne suis pas le chef.

LE COMTE

Tais-toi. Je te connais, infâme, Sur mon fief Je suis le justicier. Vite un prêtre, une corde ! La mort à ce (ioquin!

Un capucin et un paysan s'avancent pour exécuter l'ordre.)

JOXAS Grâce ! miséricorde !

LE COMTE Non ! Sitôt confessé, qu'on le pende !

(On entraine Jonas.)

Amenez Les autres prisonniers.

On amène Jean et Julia.)

ESSAIS DRAMATIQ.UES.

Jean Butler, tu dois avoir envie De vivre encor; d'ailleurs tu m'accordas la vie Et je vais, envers toi m'acquitter dès ce jour. Pars donc et va bien loin. Pars vite et sans retour; Car si, pour ton malheur, sur mes terres encore Tu te laissais revoir, Butler, quoique j'honore Tes nobles procédés, que d'ailleurs je te rends, Je t'enverrais où vont ces bandits. Tu comprends?

(Le comte et sa troupe s'éloignent.)

SCEXE SIXIEME

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