‹ Essais dramatiquesChapitre 12 sur 195 · L'ERMITE, GENEVIÈVE, L'ENFANT · texte numérisé non relu

L'ERMITE, GENEVIÈVE, L'ENFANT

l'ermite. '

Ma fille, prenez ce faible secours; il rétablira vos forces. Vous viendrez après dans mon ermitage, et vous vous y reposerez quelque temps.

GEKEVIÈVE.

Saint homme! je vous remercie. Vous ne savez pas combien votre présence me touche. Ah ! je craignais de mourir sans des secours plus nécessaires encore que ceux que vous m'offrez. N'êtes- vous pas un ministre du Dieu vivant? et si le pauvre, si l'infortune vient à vous, n'êtes-vous pas l'interprète de cette religion consolante qui seule nous offre les promesses infaillibles, celles que la mort nous tiendra?

l'ermite.

Gui, ma fille, j*ai fait vœu de consacrer mes jours a l'éternité'. Je ne me sentais pas assez de vertus pour résister aux séductions du monde. Je suis venu dans cette solitude , non pour fuir mes semblables , mais pour me recueillir en moi-même. Aurais-je entendu la voix de Dieu, au milieu du tumulte des villes I Cett«

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