LE COMTE , FRÉDÉRIC
LE COMTE
AvEZ-vous l'idée de la peine qu'éprouve cette pauvre Sophie ? cela me fait mal. Je ne croyais pas, je J'avoue , qu'elle me fut attachée à ce point. Pardon de vous le dire , à vous qui l'aimez ; il n'est pas délicat à moi de vous en parler.
220 JLE MANNEQUIN.
FREDERIC
Monsieur, il faut supporter son sort avec courage.
LE CQMTE.
Vous avez raison , d'autant plus que sûrement elle sentira votre mérite , dès qu'elle me verra de'cidé pour sa cousine Dans les premiers momens elle me regrettera , cela est certain ; mais vous êtes trop aimable , pour ne pas me faire oublier. D'ailleurs vous direz que je suis un ingrat , un infidèle , tout ce qu'il vous plaira : pouri^u que vous m'aidiez à réussir auprès de la belle cousine , je suis content.
FRÉDÉRIC
Je ferai mon possible , comptez-y.