SCÈNE II
SAPHO , seule.
Oh ! que le sacrifice de soi-même est douloureux î D'où vient qu'il en coûte tant de renoncer à ce phantôme qu'on'a poursuivi , à ce bonheur qui a fui devant nous , comme les feux qui égarent le voyageur dans le désert? C'en est fait, celte lueur doit s'éteindre, et avec elle toutes les flammes de la vie. Ah 1 Phaon 1 Phaoni pourquoi t'ai' je donné moname ? Ah! je voudrais me posséder moi-même : mais les dieux m'ont fait le jouet de l'amour.