ACTE IV, SCENE III
PHAOK.
L'excès de mon infortune du moine peut e:ipier ma faute.
SÂPHO.
Non , je te pardonnerai , si c'est à moi que tu dois ton bonheur.
PHAON
Tu me pardonneras ; mais que deviendras- tu ?
SAPHO
Mon sort ne peut être change', et les dieux onC prononce' sur moi l'arrêt irrévocable ; mais il y a des sentimens doux qui peuvent encore faire du bien à mon cœur.
PHAON
Sapho , dispose de moi. Etonne' que je suis de ne plus l'appartenir, j'aime à penser que ma destinée est encore soumise à ton pouvoir.
SAPHO
Arrête, ne me dis rien de sensible, Phaon ; il me far.t de la force ; il m'en faut beaucoup : ne me l'ôte pas.
PHAOK.
Je me tais.
SAPHO
Adieu, Phaon. Cle'one va venir; je la verrai sans colère : elle fut e'ieve'e par moi ; tu croiras retrouver dans son langage quelques traits de Sapho. Phaon , ne repousse pas ce souvenir ; il ne faut pas craindre de souiTrir pour conserver quelques traces du passe'.
ZnS SAPHO.