SCÈNE IV
LES PBÉcéDEîis ; DIOTIME. ,
DIOTIME
Cléone, ton e'poux s'avance : les jeunes filles qui raccompagnent vont poser le voile sur ta tête , et te conduire dans sa maison.
CLÉONE
O ma mère '. Je vais vous quitter I SAPHO , à part.
Heureuse fille ! c'est entre son e'poux et «a mère que son cœur est partagé. Moi, j'ai pour mère et pour époux ce vaste océan , qui n*a jamais refusé d'asile à personne.
DIOTIME
Sapho ! mon amie I maintenant qu'un autre est chargé du destin de ma fille , je vais me consacrer k toi, et partout jeté suivrai.
SIPHO.
Partout , Diotime .'
ayO SAPHO.
Oui , ne nous séparons plus.
SAPHO
Non , je ne conseille à personne d*anir son sort à une ame aussi agite'e que la mienne.
DlOïlMfi.
Ton généreux sacrifice t'a rendu le calme.
SAPHO
Sans doute , aux yeux des autres.
DIOTIME
N'ai-je plus le droit de lire dans ton cœar ?
SAPHO
He'Ias I he'las I je n'ose moi-mcme le sonder , et je n'y sens qu'une blessure. — O ciel! c'est Pliaon. Di«.ux puissans ! soutenez votre victime ) et faites qu'elle marche d'uu pas ferme à l'autel.