‹ Essais dramatiquesChapitre 77 sur 195 · I SCÈNE X · texte numérisé non relu

I SCÈNE X

î NÉRINE, ROSALBA, DERVAL, SABORD.

I BOSALBA.

I Sabord.

! sabord.

Qu*avez-vou8 donc , mademoiselle ? vous avez Pair tonte se'rieuse. Moi qui vous ai vue pas plus haute que cela, je ne puis tenir à votre chagrin. Sabord ne peutil pas vous consoler? ma chère petite maîtresse; j'irais

ia8 LE CAPITAINE K.ERNABEC.

au bout du monde pour tous , par terre ou par mer, 1 ixUmporte.

KOSALBA.

Ah mon Dieu î Sabord , ce que je désire est bien plus difficile que cela.

SABORD

Comment donc ? faut-il découvrir une nouvelle Amérique ?

KOSALBA..

Non : il faudrait que sept ans se passassent en un jour.

Eh l ma chère demoiselle, c'est un drôle de souhait que vous faites là. Savez-vous qu*en trois jours comme cela , vous pourriez bien n'être plus si jolie.

ROSALBA

Mon père ne veut pas permettre que j'époi' M. Derval , avant qu'il ait servi sept ans sur mer ; tu sais bien que sept ans c'est la vie.

SABORD

Oui, à votre âge; mais moi qui ai déjà fait quatorze campagnes, je suis prêt à les recommencer avec Monsieur.

WÉRINE.

N'y a-t— il donc aucun moyen de faire passer ces sept années plus vile ?

SABORD

Attendez; il me vient une idée.

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