‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 103 sur 309 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

VERNER

Les pauvres enfans ! c'est à regret que je les afflige! Le motif bizarre que je mets en avant pour retarder leur union, en cache un plus solide : Prosper est sans fortune , sans parens j Caroline ne dépend pas de moi seul, et je sais qu'une partie de sa famille verroit avec peine un tel mariage; je dois donc, en laissant ignorer à Prosper des raisons qui blesseroient son amour-propre, chercher, sous un faux prétexte , à me donner le temps de disposer les esprits en sa faveur. Le moyen auquel j'ai recours est peut-être singulier ; mais qu'importe? s'il remplit mes vues.

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