‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 116 sur 309 · IC.\.R0LI>^E · texte numérisé non relu

IC.\.R0LI>^E

Lisez, mon oncle, lisez ! je tremble ! VERNER, lisant.

* « Mon clier Verner, le jeune homme auquel vous

» vous intéressez , vient de se battre avec mou fils , » sous les ordres duquel il servoit. Vous connolssez,

P' » à cet égard, la rigueur des lois... »

lyG L'HEUREUX MALGRÉ LUI.

PROSPER

La rigueur des lois... J'en étois sûr!

VERNER , continuant de lire.

« Vous pourriez donc concevoir des inquiétudes que » je dois me liâter de prévenir. Mon fils est un étourdi; » il avoit besoin d'une leçon. Prosper la lui a donnée; )) c'est donc un remerciement que j'ai à lui faire , et » non une punition à lui infliger. Mon fils , blessé lé- )) gèrement, a sollicité lui-même mon indulgence ; il )) s'est avoué coupable, m'a fait le plus grand éloge » de Prosper ; et , pour gage de l'amitié qui doit régner » entre eux , m'a pressé de lui accorder le grade de M capitaine. Qu'il soit donc, ainsi que vous, sans in- )) quiétude sur un événement qui n'aura d'autre suite » que de lui avoir procuré , dans mon fils, l'ami le plus » vrai, en moi le protecteur le plus zélé ; et, dans son » corps, un avancement qu'il mérite d'ailleurs par sa » bonne conduite. Je suis, mon cher Verner, etc. »

CAROLINE

Je respire !

Et moi, je suis atterré !

VERNER

Je t'en fais mon compliment : les leçons que tu donnes te sont très-bien payées.

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