‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 146 sur 309 · ACTE II, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE X

PROSPER

Quoi ! c'est par ce seul motif que M. Verner...

CAROLINE

Il est bien suffisant, je crois, ayant subi, par la cruelle ignorance où vous êtes de l'auteur de vos jours, l'épreuve à laquelle mon oncle vouloit vous soumettre, rien ne doit plus s'opposer à notre bonheur.

PROSPER

Notre bonheur ! . . . Ah , Caroline ! il est peut-être plus éloigné que jamais !

VERNER

Que dit-il?

CAROLINE

Prosper ! expliquez-vous ?. . .

PROSPER

Ne m'interrogez pas.

De grâce! instruisez-moi...

VERNER

Finiras-tu ?

PROSPER

Si VOUS saviez... mais non, d'après ce que je viens d'entendre, je n'ose...

2i8 L HEUREUX MALGRÉ LUI.

HOLÂNDO.

Eh bien , c'est moi qui vais parler. Apprenez donc qu'au moment où nous y pensions le moins , il nous est tombé des nues... il nous est tombé...

VERNER

Quoi donc ?

PROSl'ER.

Un père...

ROLANDO

Et le père le plus tendre ! le plus pathétique !

VERNER

Je n'en reviens pas !

ROLANDO

Si ce n'étoit que cela , passe encore ! mais le croiriez-vous? ce pèrel c'est...

VERNER

Hé bien ! c'est. . . quoi ?

PROSPER , avec crainte.

Monsieur, c'est le baron...

ROLANDO

De Froustenbrouck ! de tous les barons le plus illustre !

CAROLINE

Ma surprise est extrême !

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