‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 194 sur 309 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

HiO 1 JùLLilli j traversant le théâtre , et s'approcliant de la maison.

XERSONNE encore ! Pardine, il faut convenir que

monsieur mon prétendu se fait furieusement attendre I car enfin, je ne suis pas seulement venue au château de Cœuvres pour entrer au service de mademoiselle

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Gabrielle, mais encore pour épouser M. Éloi, jeune soldat , fils de Chrj'^sostôme Éloi , fleuriste du château... Le désir de voir le roi, l'a fait partir pour Corapiègne la semaine dernière, justement la veille de mon arrivée dans ce village , de sorte que je ne l'ai pas encore vu ; mais cela viendra peut-être , car m'est avis que si je l'épouse, il faudra bien que je finisse par faire connoissance avec lui. Si, comme je l'espère, je le trouve à mon gré, je consentirai de bon cœur à l'aimer ; mais c'est pourtant à condition que cet amour-là ne me rendra pas triste comme mademoiselle

Gabrielle qui sans cesse soupire ! soupire! Ali,

mon Dieu ! comme elle soupire ! On voudroit en

vain la distraire de sa rêverie, elle ne semble exister que pour songer au secret objet de sa tendresse.

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