‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 215 sur 309 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

LES TROIS LIGUEURS, ELOI, revêtu des habits de Henri. ÉLOI , à part.

Tâchons que l'on m'emmène au plus tôt , et rendons Ainsi la place libre.

LES LIGUEURS , ensemble.

Allons !

Mais , prêt a l'arrêter, mon âme est tout émue !

Une puissance inconnue

Me retient j... et, malgré moi, Je sens mon cœur saisi de respect et d'effroi !

ÉLOI

Ils tardent bien à s'emparer de moi !

DEUXIÈME LIGUEUR

Qui de nous le premier arrêtera le roi ?

UN AUTRE

Ce n'est pas moi.

UN AUTRE

Ce n'est pas moi.

^ ENSEMBLE

Ce n'e.st pas moi.

;iv»2 GABRIELLE D'ESTRÉES.

DEUXIÈME LIGUEUR

(Juelle l'uiblejse , amis ! montrons plus d'assurance.

ENSEMBLE

Eli bien ! tous a la fois portons -vers lui nos pas. Arrêtez !

( Ils s'approcbeut d''£loi par derrière, cl le désarmcul. ) ÉLOI.

Moi?

LES LIGUEURS

Ne nous résistez pas.

ÉLOI 5 feignant Je la colère.

Malilcureux ! (A part.) Bon! tout va .suivant mon espérance.

LES LIGUEURS , poussant Kloi vers la grotte.

La porte s'ouvre encor ! . . . silence !

( Les ligueurs mettent un pistolet sur le cœur d''Eloi , et restent cachés duns la grotte. )

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