SCÈNE I
H ijiM ril j les yeux fixés sur la tour (\ni est sur le devant de I.t scène.
D'après ce que m'a dit Eloi , c'est daus cette tour qu'habite Gabrielle ! Voilà déjà plus d'un grand quart
d'heure que je suis là à me morfondre, espérant toujours que je vais l'apercevoir à sa fenêtre j mais j'ai beau regarder, personne ne paroît... Je commence à perdre patience 5 et , pour un rien, j'irois... Hé bien ! qu'est-ce que je dis donc là? Ne voilà-t-il pas que je m'avise de vouloir faire le roi ?. . . Diable d'habitude ! . . . Allons! allons! songeons que je ne suis ici qu'un amant déguisé qui, pour attirer les regards de sa dame , peut tout au plus se permettre de chanter , suivant l'usage, la triste et plaintive romance... Voyons, il faut en choisir une j laquelle?... laquelle? Parbleu, la mienne 1 celle que l'amoui* m'inspira pour Gabrielle! . . . elle n'est plus précisément dans sa nouveauté} mais qu'importe ! elle doit moins vieillir qu'une autre , s'il est vrai que le langage du cœur soit de tous les temps. Commençons.
PREMIER COUPLET
Charmante GabricUc !
Percé de mille dards, Quand la gloire m'appelle Sous les drapeaux de Mars , Cruelle départie !
Malheureux jour!
Que ne suis-je sans vie , On sans amour!