SCÈNE VI
ESTELLE, ÉLOI souslesbahitsdeHcDii, LIGUEUP.S. ESTELLE.
Tenez, Messieurs, puisque vous ne voulez point entrer au château , vous serez ici plus à l'ombre que dans la cour.
DEUXIÈME LIGUEUR, à Éloi
Sire, si vous désirez vous reposer...
ÉLOI , avec dignité.
Suffit.
ESTELLE
Qu'entends-je ? quoi ! ce prisonnier seroit?... Ah, mon Dieu ! qui peut nous procurer l'honneur d'une pareille visite?
TROISIÈME LIGUEUR
La chose est toute simple, nous nous rendions chez
le duc de Mayenne, lorsque nous apprîmes que la for^t étoit remplie de nombreux détachemens de l'armée royale j dès lors nous pensâmes qu'il seroit plus convenable de suspendre; notre marche, et de con- * duire notre illustre prisonnier cliez l'ami le plus sûr que paroisse avoir le duc. Nous venons donc d'envoyer au-devant du seigneur d'Estrées, pour le prévenir que nous désirions remettre entre ses mains un otage précieux.
ESTELLE
Eh bien î que ne le confiez-vous , en l'absence de Monseigneur, à mademoiselle Gabrielle? M'est avis (£ue ce seroit le meilleur moyen de ie mettre en sûreté, et si vous voulez, je vais...
DEUXIÈME LIGUEUR
C'est inutile.
ÉLOI , à part.
C'est sans doute là ma future. ( a Estelle. ) Comment vous appeloz-vous, jeune fille?
ESTELLE , toute troublée et balbutiant.
Sire... Seigneur... Seigneur Sire, je me nomme Estelle. (A part.) Oh quel honneur! le roi m'a parlé! Comme ça dit do Jjclles choses un roi ! mais aussi , )';ii fièrement bien répondu, je m'en vante l