‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 255 sur 309 · SCÈNE YllL · texte numérisé non relu

SCÈNE YllL

HENRI, GABRIELLE, CRILLON, seigneubs, soldats.

CRILLO.V. "''■

Sire, vos troupes sont prêtes.

GABRIELLE

Et mon père n'est point ici !

HENRI

Allons, Grillon, je marche à leur tête!

CRILLON

Et moi. Sire, à vos côtés; et, pour cette fois du moins, ne pourrez-vous plus me dire : Pends-toi, Crillon, nous avons combattu, et tu n'y étois pas !

HENRI, à Crillon.

Il faut pourtant, avant de partir, que je te présente à la belle Gabrielle.

GRILLON

Vive Dieu! Sire! présentons-nous d'abord à l'ennemi.

HENRI

Madame, excusez le ton un peu brusque de mon digne compagnon d'armes; il vous surprend, peutêtre 5 mais que voulez-vous ? aussi bon soldat que mauvais courtisan, il n'en eut jamais d'autre, même avec moi. (ACriUon.) As-tu parcouru les rangs des soldats? leur as-tu dit?...

CRILLON

Deux mots , Sire : Vaincre ou mourir.

HENRI

Je recounois là Grillon ! le plus brave capitaine de la France !

CRILLON

Vous en avez menti. Sire; c'est vous, t

HENRI

Voilà la première louange que je reçois avec plaisir! Mais plus de retards ; aux armes , mes amis !

GABRIELLE, vivement.

Ah, Prince, vous partez ! et bientôt, peut-être, au milieu des périls, séparé, comme on l'a vu tant de fois, de vos fidèles serviteurs, comment pouiTont-

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