‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 285 sur 309 · ET GENS DE SA SUITE · texte numérisé non relu

ET GENS DE SA SUITE

DAMES ET GENS DE LA PRINCESSE, Voila , voilà la princesse !

Disposez tout en ces lieux.

Qu'à la servir on s'empresse , ^ j Qu'on prévienne en tout ses vœux.

JEAN, OLIVIER

Voilà , voilà la princesse !

Observons-la de mon mieux.

Sur son front quelle noblesse !

Quelle douceur dans ses yeux !

LA PRINCESSE

Quel plaisir d'être en voyage !

Jamais l'œil n'est en repos , Toujours sur votre passage S'offrent des objets nouveaux.

Ici , lieu sombre et sauvage ; Plus loin , riant paysage ; Au murmure des ruisseaux Qui serpentent sous l'ombrage.

Succède dans un bocage L'aimable chant des oiseaux.

JEAN j à part.

Que sa voix est douce et tendre !

Quel charme on goilte a l'entendre !

LA PRINCESSE y à part, eu regardant Jean de Paris

C'est Iç prince !

Au piëge qu'il veut me tendre Feignons de me laisser prendre.

(Haut.)

Dites-moi donc , sénéchal , Quel est cet original Qui, dans cette hôtellerie.

Sans nulle cérémonie.

Veut s'installer malgré vous ?

LE SÉNÉCHAL

Vous le voyez devant vous.

LOREZZÂ , & Jean.

' IN 'excitez point son courroux.

Croyez-moi, retirez-vous.

JEAN

Bien loin que je me retire.

Plus que jamais je dois dire :

Cette auberge est à mon gré ; M'y voici, j'y resterai.

LE SÉNÉCHAL

Cet homme est insupportable!

11 me fait donner au diable!

A partir , bon gré , mal gré , Bientôt je le forcerai.

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