‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 288 sur 309 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

OLIVIER, LOREZZA.

LOREZZA.

Eh bien! M. le voyageur, qu'en dites-vous? nous n'avons pas perdu de temps, je crois j et vous devez être satisfait de l'empressement que mes compagnes et moi avons mis à remplir vos intentions ?

OLIVIER

Sans doute, et je compte sur le même zèle pour l'entière exécution de mon plan.

LOREZZÂ.

Ah ! mon Dieu ! tant qu'il ne s'agira que de faire des bouquets, d'arranger des guirlandes, et surtout de chanter et de danser, je vous réponds de moi et de toutes les jeunes filles des environs : une seule chose m'effraie pourtant j c'est que vous, qui êtes fait à vos belles demoiselles de Paris, vous allez nous trouver peut-être bien gauches, nous autres villageoises.

OLIVIER

Pourquoi donc ? Vous avez vos agrémens , comme elles ont aussi les leurs.

LOREZZA.

Oh dame ! voyez-vous j c'est qu'elles doivent avoir une manière de chanter , de danser , si différente de la nôtre.

OLIVIER

En effet, je crois que cela se ressemble peu... au reste, vous en pouvez juger.

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