ACTE II, SCÈNE VII
belles la plus incomparable; mais le dire à une autre femme î . . . à moi ! . . . Quelque moyen que vous employez pour me persuader, vous ne pourrez jamais parvenir à me convaincre.
' • JEAM.
Je suis désespéré que ma franchise ait pu vous déplaire.
LA. PRINCESSE
Ell(? ne me déplaît pas 5 mais parlons d'autre chose. Il m'est venu tout à l'heure une idée... Oui, vraiment j vous paroissez avoir un tel talent pour les fêtes, que j'ai résolu de le mettre de nouveau à l'épreuve.
lEAN.
Madame , disposez de moi.
LA PRINCESSE
Vous saurez que pressée par le roi, mon frère, de prendre un époux, j'ai rempli ses désirs.
JEAN , à part.
Ainsi donc, plus de doute !
LA PRINCESSE
Un tel événement doit donner lieu aux fêtes les plus brillantes ; je veux que la gaîté surtout y préside j et, pour parvenir sûrement à mon but, c'est
vous que je charge du soin de les diriger.
45o JEAN DE PARIS.
Une telle commission est sans doute très-flatteuse pour moi 5 mais j'aurai l'honneur de faire observer à Votre Altesse, que, ne connoissant point l'heureux objet de votre choix, il me seroit de toute impossibilité de célébrer dignement les qualités éminentes qui lui ont mérité la plus glorieuse préférence.
LA PRINCESSE
Oh! s'il ne tient qu'à cela, la difficulté sera bientôt levée ; je vais vous donner, à cet égard, tous les renseignemens que vous pouvez désirer.
JEAN , k part.
Je connoîtrai au moins mon rival.
DUO
LA PRINCESSE
L'époux que je choisis Est jeune.
JEAN
Jeune ! . . . tant pis !
LA PRINCESSE
Je pense is le contraire.
JEAN
Sa figure?
LA PRINCESSE
Doit plaire.