‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 305 sur 309 · ACTE II, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VII

JEAN

Allons, allons, plus de mystère!

C'est trop renfermer dans mon cœur Le feu d'une subite flamme; Je cède à la plus vive ardeur , Et, plein du transport qui m'enflamme, Je sens s'exhaler de mon âme H f Et mon amour et mon bonheur.

S ^ LA PRINCESSE

2; I Pourquoi vouloir dans votre cœur

Cacher cette subite flamme?

Cédez, cédez à votre ardeur.

Plein du transport qui vous enflamme , Sans crainte abandonnez votre-4me Tout a l'amour, tout au bonheur.

JEAN

Ainsi donc, Madame, q^uand je comptois vous abuser , c'est vous. . .

LA PRINCESSE

Le roi, instruit de votre déguisement, m'en avoit fait part, en me témoignant la satisfaction qu'il éprouveroit à me voir vous donner la préférence sur vos nombreux concurrens.

Eh bien! ses désirs seront-ils remplis?... Êtesvous...

LA PRINCESSE

Je suis... la plus soumise des sœurs.

JEAN

Mou bonheur est au comble ! et c'est à vos pieds que mon cœur laisse éclater ses transports. ' i

( Il tombe à ses pieds. )

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