‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 36 sur 309 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

LE COMTE

Oui, tout ce que j'ai pensé, tout ce que j'ai senti alors, je le pense, je le sens maintenant... les mêmes idées m'occupent, les mêmes sentimens m'agitent... je me rappelle jusqu'à la même romance , qu'en attendant Sophie, je composai subitement; l'amour me la dicta, l'amour me fait trouver un chai-me à la redire encore !

PREMIER COUPLET

Divinité des cœurs sensibles !

O lune ! astre mystérieux !

Viens sur ces campagnes paisibles Verser tes rayons lumineux ; Ce demi-jour que tu fais luire , Eût-il plus de charme pour nous ; De celle pour qui je soupire , Les regards sont encor plus doux î

DEUXIÈME COUPLET

Amour ! porte au loin dans la plaine Le murmure de ces ruisseaux ; Zépbirs , retenez votre haleine ; Craignez d'agiter les roseaux.

O vous ! dont la voix est si tendre ; Chantres des bois ! apaisez-vous j

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