SCÈNE III
KIBALDO, PÉDRILLE, ZÉLINA.
PÉDRILLE
Eli ! venez donc! Depuis une heure le déjeuner est prêt ; je meurs de faim.
( 11 s'approclic d.î la table , cl se dispose à couper le pain.
ZÉLINÂ.
Avez-vous reçu quelque nouvelle intéressante , mon oncle ?
RIBALDO.
Le comte arrive .
PÉDRILLE p làcLant tout ce qu^il tient, et le laissanl tomber sur la table.
Il est essentiel que vous ayez connoissance de la lettre de Monseigneur. Mais puisque Pédrille a tant d'appétit , nous la lirons en déjeunant.
PÉDRILLE
Moi , quand j'attends si long-temps , mon appétit se passe ; je n'ai plus faim.
RIBALDO.
Voici la lettre du comte.
ZÉLINA.
Comme il a une jolie écriture ! Regarde donc, Pédrille. /
RIBALDO.
Qu'y verroit-il , puisqu'il ne sait pas lire? Allons, écoutez : « Mon cher Ril>aldo, je pars demain pour » l'Andalousie. Ma terre se trouvant sur la route que » je dois prendre, j'y resterai deux jours pour y revoir