‹ Essais littéraires de Saint-JustChapitre 120 sur 232 · ACTE I, SCENE XI. i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE XI. i

' ■! ' ^ GASPARD

■''■ Sans doute il aura su Que dans cette maison j'avois quelque influence, Et veut que je lui fasse avoir une audience

MONTALTJERT, à part.

Il s'approcliej voyons ce qu'il va demander.

GASPARD , avec importance.

Quel service, Monsieur, puis-je vous accorder?

MONTALBERT, k part.

Qu'entends-je 1 à cet abord je ne m'attendois guère.

C'est lui qui vient m'offrir

.rV'if f.r;: '.;. GASPARD.

Monsieur, pour quelque affaire, Voudroit que l'on prévînt peut-être en sa faveur Monsieur de Montalbert, ou madame sa sœur? Je vous puis auprès d'elle offrir mes Lons offices.

MONTALBERT.

Vous?

' ! GASPARD

Je lui rends parfois quelques petits services, Et de même à son tour

MONTALBERT.

Je ne puis concevoir !

GASPARD

Parlez donc : d'obliger je me fais un devoir.

i86 LES PROTECTEURS.

Monsieur de Montalbert, m'estime, me consulte ; Et de cet avantage, il est clair qu'il résulte Que sans peine je peux vous servir aujourd'hui, En vous faisant lier connoissance avec lui.

MONTALBERT, souriant.

Mais la cliose, en effet, je crois, sera facile.

GASPARD

Détrompez-vous; il est d'un accès difficile.

Tout de bon?

GASPARD

Oui vraiment! Oh! je le connois Lien.

MONTALBERT.

Je le vois! il est

GASPARD

Noble, aisé dans son maintien; Mais souvent dédaigneux, d'une importance extrême, Oubliant ses amis, ne songeant qu'à lui-même; En apparence habile , en tout point fort expert ; Au fond, petit génie.

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