LES PRÉCÉDENS , GASPARD
GASPARD f à Montalbert, en lui remeltaut une lettre.
Cette lettre, Monsieur, s'adresse à vous, je pense.
MONTALBERT.
Elle vient du ministre.
MADAME DE VALMORE
Ail ! Lon ! nous l'attendions :
C'est, je n'en doute point, votre brevet.
MONTALBERT.
Voyons.
(Il lit.) « Monsieur, j'ai la satisfaction de vous apprendre que » le mémoire que madame votre sœur m'a fait remettre de w votre part, m'a décidé à suivre un projet que jeméditois » depuis long-temps. »
A merveille !
MADAME DE VALMORE
Fort Lien ! Ma course au ministère A produit son effet. Continuez, mon frère.
MONTALBERT, continuant de lire.
« J'aime à voir que l'intérêt personnel n'a point retenu
24o LES PKOÏECTEUKS.
» votre zèle, et n'a pu vous empêctier de démontrer de la M manière la plus précise , l'inutilité d'une administra- » tion dont vous étiez nommé le chef 5 un pareil ti'ait, » Monsieur, ajoute encore à l'estime avec laquelle... »
MADAilE DE VALMORE.
Qu'entends-je ! aurois-je donc?... je n'y conçois plus rien!
MO.\TALBERT.
Le fait est pourtant clair ; et je le vois trop bien ! Vous aurez en ceci, suivant votre Labitude, Fait encor... cette épreuve est, je crois, assez rude! Et jamais...
MADAME DE VALMORE
Il est dit que mes soins, mes secours. Contre ceux que je sers doivent tourner toujours! Aussi, dès aujourd'hui je prends une autre marche j Je prétends ne plus faire un pas , une démarche , Qui tendent à prouver mon crédit.
SELMOURS.
Désormais , Il nous est donc permis de respirer en paix !
MADAME DE VALMORE
Ouij dans notre château, loin des grands, de la ville, Sans me mêler de rien je veux vivre tranquille j Chérissant mon époux, heureuse près de lui , De nos bons habitans on me verra l'appui 5