‹ Essais littéraires de Saint-JustChapitre 164 sur 232 · ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV

MUNSTER

Dans le calme , et loin de l'envie , Tous nos jours s'écoulent gaîment.

IDA

Rien n'est doux comme celte vie !

HERMAN , tirant de la masique de sa poche. ,

Ahl rien n'est beau comme le chant! j

MUNSTER , occupé de sa peinture. ^

Rien n'est beau comme la peinture !

MARIE j occupée du déjeuner.

Rien n'est bon comme le café !

MUNSTER

De ce tableau j'ai bon augure; Je sens mon esprit échauffe' !

HERMAN, aida.

Cette musique doit vous plaire?

Vous la chantez fort bien déjà; Mais daignez , charmante écolière , Répéter ce passage-là.

(Il lui donne la musique. )

MARIE

Bon, notre déjeuner s'avance; Encore un peu de patience.

IDA , cLantant la musique qu'Herman lui a donnée.

Ah ! c'est on vain que le cœur veut s'armer Contre le dieu qu'à Cythère on encensfe'ji'l

Tout prouve sa puissance ; ; A

Tput dit qu'il faut aimer.

200 IDA

MUNSTER

Rien n'est beau comme la peinture , Je sens mon esprit échauffé!

MARIE

Oui, mes amis, je vous l'assure, w Rien n'est bon comme le café.

g / (Elle apprête la table. )

Z I HERMA.N, îilda.

Vous me prouvez, je vous le jiu-e.

Que rien n'est beau comme le chant.

IDA

Finissez, je vous en conjure; Vous êtes moins vrai que galant.

IDA

Êtes-vous content du passage?

HERMAN

Oui, mais peut-être y pourroit-on Mettre encore plus d'expression; Ensemble il ira mieux, je gage.

MUjVSTER.

Ce poitrait me semble assez bien.

Je l'aurai fini ce matin.

Tout est prêt, prenons notre place...

A propos; j'oubliois ma tasse.

(Elle va chercher un saladier.)

Page 1