ACTE I, SCÈNE VIII
LA PRINCESSE
Est le clievalier Herman d'Unna.
IDA
Je meurs !
LE COMTE, à Ida.
Pour son intérêt, pour le vôtre, et pour d'autres raisons que vous connoîtrez , il est nécessaire que pendant quelque temps vous n'habitiez plus les mêmes lieux. Je vous offre un asile dans une de mes terres ^ c'est là que vous devez vous retirer jusqu'au moment où Herman, engagé par des nœuds conformes à son rang, aura perdu le souvenir d'une intrigue dont il se faisoit, sans doute, un coupable amusement.
IDA
Frédéric me trompoit !
■ LA PRINCESSE. ' '■'
Disposez-vous donc à partir aujourd'hui même.
IDA
Qui ? moi , quitter mon père !
LE COMTE
Vous le reverrez bientôt.
Cette séparation n'est pas nécessaire, et jamais
LA PRINCESSE
Obéissez, ou tremblez.
278 IDA
/ IDA , à son père.
O ciel ! qu'ose-t-on me prescrire !
Me séparer de toi!
Plutôt mourir que de souscrire
A cette horrible loi!
MUNSTER
>-i I Cruels! qu'osez-vous lui prescrire? § / La séparer de moi !
g; \ Wespérez point me voir souscrire I A cette horrible loi.