‹ Essais littéraires de Saint-JustChapitre 213 sur 232 · ENSEMBLE · texte numérisé non relu

ENSEMBLE

O toi ! notre unique espérance !

Souverain juge des mortels !

Daigne sur la foible innocence Porter tes regards paternels.

A. sa voix tremblante et plaintive Montre-toi propice aujourd'hui j Ne souflre point qu'on la poursuive , Ou du moins deviens son appui !

IDA

Ah ! permettez aussi , mon père , Que je vous fasse une prière; Si j'affligeai ce cœur si bon , Accordez-moi votre pardon ; Et daignez , je vous en supplie , Be'nir votre fille chérie.

MUNSTER

Puisse la céleste bonté Qu'implore ma voix doviloureuse , Rendre à jamais ma fiUe heureuse Autant qu'elle l'a mérité !

MUNSTER , à part.

Mon âme est attendrie !

Je sens couler mes pleurs ; Juste ciel ! prends ma vie , >A ] Et finis ses douleurs.

g \ IDA-j à part.

" I Mon âme est attendrie !

Mais cachons-lui mes pletors ;

Prête a perdre la vie ,

Respectons ses douleurs.

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