LA SÉPARATION
De la lune les lueurs sombres Vont remplacer les feux du jour ; Déjà l'approche de ses ombres Fait fuir l'objet de mon amour.
Astre ! dont tout amant révère Et chérit les douces clartés , Sur le chemin de ma bergère Répands tes rayons argentés.
Qu'en s'échappant de ces bocages , Tout lui rappelle mon ardeur ; Chantres des bois ! que vos ramages Soient aussi tendres que mon cœur.
Torrent ! qui porte dans ta fuite Un bruit mélancolique et sourd , Que ton triste murmure imite Les soupirs plaintifs de l'amour.
En ces lieux , aimable Zélie !
Reviens demain, au point du jour, Aux sons de ma lyre chérie.
Joindre les accens de l'amour.
Quand je t'y vois, toujours l'aurore Reparoît sous un ciel d'azur.
Et les fleurs qu'elle fait éclore Exhalent un parfum plus pur.
Mais quand de tes lèvres brûlantes , Les miennes ressentent l'ardeur 5 A l'instant, de ces fleurs brillantes Je ne respire plus l'odeur ; Je ne pense plus à ma lyre 5 Mille feux viennent m'embraser 1 Et, dans l'excès de mon délire, Je ne sens plus que ton baiser.
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TAELE DU PREfflER VOLUME.
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Avertissement v
Mirza, tragédie i
L'Avare fastueux^ comédie 65
Les Protecteurs, comédie 157
Ida , opéra ^45