ACTE II, SCENE VII. ny
ROSALUAN.
Il eût été cruel que , trompant notre attente , La pluie eût fait manquer cette fête charmante : VoUkS attendez, dit-on, grand nombre de voisins?
FONDOR.
Oui , s'ils ne sont pas trop effrayés des chemins.
ROSALBAN.
Us sont donc fort mauvais ?
MADAME FONDOR , vivement.
Non vraiment , c'est du sable ; De sorte qu'en tous temps la route est praticable.
FONDOR , à part.
La voilà bien! toujours contrariant mes plans.
(Haut.)
Je crains
Je vous réponds d'abord des Saint-Albans , Car un de leurs valets , venu dans ce village , A ses maîtres, sur l'heure, a porté mon message. Et même avec eux tous, grâce aux soins que j'ai pris, Nous aurons leurs voisins, et de plus leurs amis.
FONDOR, à part.
Courage !
MADAME FONDOR, à RosalLan.
Ce sont gens d'un mérite assez; mince ;
ii8 L'AVARE FASTUEUX.
Originaux jamais sortis de leur province;
Mais on n'en rit que mieux à leurs dépens. (AFondor.)Eh bien!
Me direz-vous toujours que je ne songe à rien?
FONDOR.
C'est sans doute au plus loin pousser la prévoyance.
ROSALBAN.
Pour tout le voisinage, il est heureux, je pense. Qu'en ces lieux vous ayez fixé votre séjour; De fêtes, de plaisirs, occupé chaque jour
FONDOR.
A la campagne il faut clierclier à se distraire 3 Mais pourtant, croyez-moi; de bon cœur je préfère Aux soins de divertir ces tristes campagnards. Le plaisir d'être utile à quelques bons vieillards, A quelques laboureurs malheureux , mais honnêtes ; Les jours où j'y parviens sont mes vrais jours de fêtes.